Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement – Député de Blessegué-Kouto


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Publié le 10 février 2013 | par admin

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Interview Bruno Nabagné Koné , Porte-Parole du Gouvernement « Les Ivoiriens montrent un peu trop d’impatience »

bnkgaLe porte-parole du gouvernement a bien voulu, à travers cet entretien, faire un tour d’horizon des préoccupations actuelles de ses compatriotes.
« Les Ivoiriens montrent un peu trop d’impatience »

Les Eléphants viennent d’être éliminés, j’imagine votre déception.
Bien sûr, comme tous les Ivoiriens. Nous nous attendions à un seul résultat qui était l’arrivée de la coupe sur le territoire ivoirien…Bon, le football est ainsi fait. Dans ce type de compétition, il y a un vainqueur et un vaincu. L’Etat de Côte d’Ivoire, pour sa part, a fait ce qu’il devait faire. Il a mis les athlètes dans les meilleures conditions, ils ont été préparés de la meilleure façon. Tout a été mis à leur disposition. Je pense simplement que c’est l’équipe qui en voulait le plus qui a gagné ce match…

Le corps social est en ébullition avec la grève des enseignants et du personnel de santé. On a du mal à comprendre que le gouvernement n’arrive pas à trouver un terrain d’entente avec ses partenaires sociaux.

Je peux vous l’assurer, le gouvernement discute avec tous les corps concernés. Tous les jours, les ministres ont des échanges avec les syndicats quireprésentent le personnel des structures en grève. Il se trouve que le sujet, est complexe. Il s’agit de promesses faites, il y a quelques années, dans des conditions qui, à cette époque, n’ont probablement pas permis d’évaluer la totalité de leurs effets. Une évaluation faite, à ce jour indique que la mise en œuvre de toutes ces mesures risque, malheureusement, de déséquilibrer fortement les comptes de l’Etat. Qui, qu’elles que soient les ressources qu’il a, ne peut pas dépasser un certain pourcentage de celles-ci pour assurer les salaires des fonctionnaires. Nous sommes déjà à la limite de ce ratio, bien au-delà de la plupart des pays de la zone économique à laquelle nous appartenons. Vous le savez, nous sommes dans un processus de bonne gouvernance et il appartient à l’Etat de donner aux fonctionnaires et à toute la population, les moyens de vivre, mais également le bon exemple. Les accords sur les demandes faites ne peuvent se donner que dans la durée, qu’avec les moyens que le pays peut générer durablement. Il ne s’agit pas de le faire avec des ressources qui arrivent ponctuellement. Beaucoup de gens regardent, par exemple, les ressources du Ppte ou celles issues du Groupe consultatif de Paris. Elles ne sont pérennes ne peuvent être utilisées pour des dépenses de fonctionnement, a fortiori, pour des dépenses récurrentes. Elles doivent servir à relancer notre économie et à créer plus de richesses, en tout cas, suffisamment pour qu’une partie soit redistribuée. Ainsi, si nous utilisons à bon escient ces ressources, demain, notre économie pourra générer plus de richesses, donc un ‘’gâteau’’ plus gros, de sorte que la part de chacun soit plus grosse. Nous pensons que se battre pour obtenir ce que les syndicats demandent, au-delà de ce que l’Etat peut raisonnablement faire, c’est ‘’manger notre blé en herbe’’. Pour le salut de notre pays, il convient de le comprendre et d’attendre que le bon moment arrive pour profiter de ce qui est en train d’être semé actuellement.
Si les syndicats insistent tant pour avoir ce qui leur a été promis, c’est parce que la vie est chère. Toute chose qui a été accentuée par les récentes hausses des prix du gaz et du super …
Le Chef de l’Etat a promis, pour 2013, une grille salariale des fonctionnaires revalorisée et plus juste. Des études ont commencé à être menées par le ministère en charge de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Elles vont permettre de comparer la Côte d’Ivoire à d’autres pays de la sous-région, de comparer la rémunération des fonctionnaires ivoiriens à celle d’autres fonctionnaires de la sous-région. De faire un état des lieux en fonction du coût de la vie dans notre pays par rapport à celui de ces pays. Tout cela va permettre de bâtir une nouvelle grille de salaire plus juste, qui prend en compte le coût de la vie, les états de service des uns et des autres, les efforts qui sont fournis, etc. On n’a même pas attendu que ces études soient faites, que tout le monde commence à faire des actions. Il convient, par sagesse – et en le faisant, c’est faire acte de bonne gouvernance – de ne pas danser plus vite que la musique.

Certains estiment que les nombreux voyages du Président ont un coût financier pour le pays au moment où vous demandez aux partenaires sociaux de patienter. Quelles en sont les retombées ?

Tous les Ivoiriens ont pu mesurer ce que ces voyages ont apporté au pays. Vous savez, le Ppte ne se décroche pas aussi facilement. Etre éligible à l’Agoa ne se décroche pas en un claquement de doigt. Nous sommes en train de travailler sur le MCC. Nous avons obtenu plus de 4000 milliards de Fcfa au Groupe consultatif de Paris. Nous avons des accords bilatéraux de financement, de prêts, de dons, etc., aujourd’hui, avec un grand nombre de pays dans le monde. Les investisseurs privés du monde viennent en Côte d’Ivoire, etc. Tout cela ne se fait pas en s’enfermant dans notre tour d’Ivoire. Il faut aller vers le reste du monde. Il lui faut montrer que la situation en Côte d’Ivoire est normale, qu’aux plans économique, financier et des affaires, elle présente des opportunités et est attrayante. Tous les pays du monde l’ont compris et la Côte d‘Ivoire, après les 10 ans de crise que nous avons connus et le gâchis de l’après-élection présidentielle de novembre 2010, avait besoin de se repositionner face au reste du monde et de donner des gages du retour à la normalité. Il fallait, pour cela, une diplomatie agissante, dynamique et ouverte vers les autres, qui les attire. Je crois qu’il faut plutôt saluer la bonne santé du Chef de l’Etat qui arrive à faire tout cela.

Mais les Ivoiriens ne sentent pas tous ces efforts dans leur quotidien.

Je pense que les ivoiriens montrent un peu trop d’impatience. Quand on dit qu’on ne sent pas ces efforts, qu’est-ce à dire ? Les fonctionnaires sont payés, l’Etat fait des efforts pour tenir certaines des promesses faites par le précédent gouvernement. Les salariés du privé continuent d’être payés normalement. Les activités économiques repartent. L’Etat paye ses dettes, etc. Là aussi, il faut savoir raison garder. Un pays qui a connu pratiquement dix ans d’immobilisme, qui a connu une crise post-électorale aussi forte qui a dégradé nos infrastructures, détruit des équipements et des commerces, fait fuir des investisseurs, entamé la confiance dans ce pays, etc., ne se relève pas du jour au lendemain. Il faut le temps de reconstruire et de relancer. Moi, je connais mieux le secteur privé et je peux vous dire qu’aucune entreprise en difficulté au monde n’a réussi à se redresser en un exercice, en une année. Vous pouvez le vérifier autour de vous. Il faut toujours plusieurs années pour redresser une entreprise en difficulté, alors qu’elle est beaucoup plus petite, beaucoup mieux circonscrite qu’un Etat. On sait qui sont les clients, les fournisseurs, les actionnaires, les employés, etc. Un Etat, c’est beaucoup plus complexe. Donc, après les situations que nous avons vécues en Côte d’Ivoire, il est presque miraculeux que nous ayons, en si peu de temps, réussi à réaliser les résultats que nous observons aujourd’hui, et qui sont salués par le monde entier. Il faut maintenant attendre que tout cela se consolide. Que tous les bons signaux qui sont montrés se transforment effectivement en création de richesse. C’est seulement, en ce moment-là, que les populations pourront vraiment en bénéficier. Bien sûr, il ne s’agit pas forcément de distribuer de l’argent, c’est peut-être ce que certains attendent, mais de commencer par créer de meilleures conditions de vie pour tous, dans tous les domaines.

De grands travaux ont commencé ou sont annoncés. On peut citer le pont Henri Konan Bédié, la centrale d’Azito, le barrage de Soubré. Quelle est la portée de tous ces grands travaux ? Pourquoi maintenant alors que les Ivoiriens ont faim ?

(Rires) C’est comme quelqu’un qui a faim, mais qui a un peu d’argent sur lui. Il peut soit acheter du poisson pour le manger, soit une canne pour aller pêcher. Je pense, qu’il vaut mieux acheter la canne pour aller pêcher. Cela ne va peut-être pas vous donner à manger immédiatement, mais vous pourrez manger plus longtemps, vendre une partie des poissons pêchés… Nous sommes un peu dans cette situation. Des Ivoiriens veulent ‘’manger’’ immédiatement. Nous disons : attendons un peu, créons ensemble les conditions pour que les ressources qui sont dégagées profitent durablement aux populations. Tous ces grands travaux vont servir à cela. Ils ont pour objectif de relancer notre économie par l’investissement. Ils emploient beaucoup de monde et donc contribuent à distribuer de la richesse. Ces travaux vont contribuer à la relance et au dynamisme de notre économie. Le barrage de Soubré va permettre de créer suffisamment d’énergie pour alimenter nos industries, nos usines, etc. Les routes vont permettre à la population de circuler dans des conditions plus confortables, aux marchandises de circuler mieux et plus rapidement… C’est tout cela qui fait une économie dynamique. Si la Côte d’Ivoire a connu la prospérité dont nous sommes si fiers aujourd’hui, c’est bien parce que le Président Félix Houphouët-Boigny, dès le départ, a investi massivement dans les infrastructures et créé les bases dont nous profitons encore aujourd’hui. Elles avaient commencé à s’effriter, il s’agit de relancer cela. De cette façon, les Ivoiriens qui se plaignent aujourd’hui, seront heureux demain de vivre dans un pays prospère, solide, d’avoir des revenus stables sur la durée…

C’est cela « l’argent qui ne circule pas, mais ….travaille » ?

Le Président de la République, s’il voulait faire du populisme, aurait pu se mettre à distribuer l’argent, augmenter les salaires, etc. Quand cela n’est pas fait en rapport avec l’économie réelle du pays, les conséquences, ce sont l’inflation, les dévaluations, et donc, à terme, plus de pauvreté. Il vaut mieux, pour les Ivoiriens eux-mêmes, que ce qui est en train de se construire, soit durable. Il convient de leur donner, les armes pour se nourrir durablement. Il faut donc investir, faire en sorte que l’économie se relance, qu’elle permette de créer plus de richesse, des emplois, etc. On dit qu’il y a quelques années, beaucoup d’argent circulait, mais était-ce de l’argent propre? Il suffit d’entendre, par exemple, toutes ces informations recueillies lors du procès de la filière café-cacao. A savoir ces centaines de millions qui sortaient tous les jours des banques, des milliards dépensés sans contrepartie. Cet argent n’a, en définitive, servi qu’à effectuer des dépenses futiles, à l’achat de grosses cylindrées… On pouvait donc avoir l’impression que l’argent circulait plus qu’aujourd’hui. Mais était-ce de l’argent propre ? Je pense que non. Il est important que l’argent qui circule soit de l’argent à la sueur du front. Que tous les Ivoiriens se remettent dans la philosophie de l’effort.

N’avez-vous pas d’appréhension quant à l’environnement politique caractérisé par les arrestations et les incarcérations des pro-Gbagbo ? Sied-il à tous ces investissements ?

L’environnement politique sied. La preuve, c’est le nombre d’investissements réalisés et le nombre d’investisseurs que nous recevons tous les jours, qui viennent d’eux-mêmes. Quand un investisseur vient quelque part, c’est parce qu’il est rassuré sur les possibilités de faire fructifier son investissement. L’Etat de droit que veut instaurer le Chef de l’Etat en Côte d’Ivoire, est un élément qui, sans aucun doute, rassure les investisseurs. Est-ce que le contraire en aurait attiré plus? Pas si sûr. Il suffit de voir la situation entre 2000 et 2010. Dans le conflit qu’il y a eu, certaines personnes ont perdu des proches et des biens. Jusque-là, ces victimes n’ont eu que leurs yeux pour pleurer, or un Etat de droit se doit d’être juste avec toutes les parties. Il ne faut pas trop facilement oublier la situation de ces victimes et minimiser la responsabilité de certains acteurs politiques dans ce qui est arrivé. Nous devons, désormais, faire en sorte que quand un Ivoirien n’a pas respecté la loi, qu’il en subisse les conséquences. C’est ce qui est en train de se faire.

Des voix s’élèvent pour dire que ceux qui sont sanctionnés sont d’un seul bord.

En Côte d’Ivoire, il y a une seule justice. Elle est la même pour tous les Ivoiriens. Ce qu’il est important de dire, c’est qu’il y a une situation avant le 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle et une autre après. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, il s’agit, à mon sens, d’un vrai changement de paradigme. Nous avons mis cinq ans pour préparer cette élection. Tout a été mis en œuvre pour qu’elle ne soit contestée par aucun des camps. On a dépensé beaucoup d’argent. Le monde entier a assisté, pendant cinq ans, aux préparatifs et aidé à mettre tous les acteurs d’accord. Cette élection ayant eu lieu, plus rien ne pouvait plus être comme avant. Les faits consécutifs à ce scrutin ne peuvent donc en aucun cas, objectivement, être mis au même niveau que ceux qui ont eu lieu avant. Il convient de le dire avec insistance parce que ces faits sont trop graves. Cette élection était censée sortir définitivement la Côte d’Ivoire des problèmes auxquels elle était confrontée et éviter que les Ivoiriens ne passent leur vie de sortie de crise en sortie de crise. Elle a permis de tourner définitivement la page et depuis cette date, chacun doit faire plus attention qu’avant, se dire que nous avons des lois et que celles-ci doivent être respectées. C’est le prix à payer pour aller vers l’Etat de droit que souhaite le Chef de l’Etat, et dont notre pays a besoin pour son développement.

Où en sommes-nous avec le transfèrement de Simone Gbagbo à la Cpi ?

Le dossier est entre les mains de la justice.
Quel est le deal que votre gouvernement aurait signé pour pouvoir extrader Blé Goudé et pas Koné Katinan ?
Toutes les personnes qui ont été directement actrices dans ce dossier ont déjà répondu à cette question qui fait plutôt sourire. Il n’y a absolument aucun deal. Il se trouve que Blé Goudé était au Ghana, dans une situation personnelle plus précaire que celle de Koné Katinan. Ce qui a permis que son extradition vers la Côte d’Ivoire se fasse plus rapidement. Depuis qu’il est arrivé sur le territoire ivoirien et qu’il a été formellement inculpé, ce dossier est également devenu judiciaire. Je n’ai donc pas d’autres commentaires.

Des discussions sont en cours avec le Front populaire ivoirien (Fpi) pour décrisper la vie politique et publique. Que peut-on en attendre ?

Il faut toujours penser qu’il y a de la bonne volonté chez l’autre et rester ouvert. Il y a une phrase qui est régulièrement prononcée et à laquelle on ne fait pas suffisamment attention. Tout le monde dit : réconciliation, oui. Mais il faut d’abord passer par la justice, la repentance ou le pardon. C’est extrêmement important. Sinon, on aura tous fait fausse route. Je le répète : cette crise a fait de nombreuses victimes, plus de 3000 morts. Leurs parents attendent une réparation du préjudice qu’elles ont subi, des souffrances qu’elles endurent… Pendant ce temps, certains réclament la libération de personnes qui ont contribué, de façon délibérée, à mettre le pays dans la situation qu’elle a connue. C’est une question de raison et d’équité. Etant entendu qu’il y a cet aspect repentance, pardon et justice, il appartient à ceux qui sont concernés par ces discussions, d’attraper l’une de ces branches, ce qui permettra d’aller vers une vraie réconciliation. Encore une fois, fait preuve le gouvernement est de bonne foi fait preuve de bonne volonté, et nous souhaitons que ces valeurs animent le Fpi et tous les partis politiques du cadre permanent de dialogue. Si c’est le cas, il n’y a pas de raison que ces discussions n’aboutissent pas à des résultats heureux pour la Côte d’Ivoire.
Le Président a promis des dédommagements pour les victimes. Mais on ne voit rien venir.
Tout n’est pas dans le simple dédommagement. Encore faut-il convenir de ce que nous mettons dans ce mot. Souvent, l’essentiel est la façon dont la personne qui vous a fait mal, qui a tué votre parent, demande pardon, reconnaît ses fautes, et/ou est sanctionnée. La réparation peut être pécuniaire, mais également morale.

M. le porte-parole du gouvernement, vous êtes ministre de la Poste et des Télécommunications de l’information et de la communication, Les Ivoiriens se plaignent des compagnies de téléphonie mobile. On note des problèmes de réseaux, des communications sans cesse interrompues, etc. Les usagers semblent être abandonnés à leur triste sort et soupçonnent le gouvernement de se contenter de percevoir ses taxes.

L’ambition que le gouvernement a pour le secteur des télécommunications ne peut pas se satisfaire d’une mauvaise qualité de service, surtout au niveau de la téléphonie mobile qui, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, concerne 18 millions d’abonnés sur 23 à 24 millions d’habitants. Ce qui fait un taux de pénétration d’environ 75%. Pour autant de personnes, nous ne pouvons pas ne pas agir et au-delà, nous sommes nous-mêmes consommateur de ces services. Nous discutons avec les opérateurs du secteur depuis un certain temps. Nous faisons des contrôles réguliers. Nous avons intégré dans notre dispositif règlementaire des dispositions qui, aujourd’hui, les sanctionnent plus fortement. Tout cela n’existait pas avant notre arrivée, et est en train de se mettre en place. Nous avons récemment eu une grande réunion avec le Premier ministre, qui nous fait l’honneur de nous rencontrer pour comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés les opérateurs mobiles ; difficultés qui, dans bien des cas, vont au-delà des simples aspects de télécommunication. On a évoqué, par exemple, les difficultés liées à la fourniture de l’électricité, aux vols d’équipements et de câbles. Nous avons parlé des problèmes de sécurité, des difficultés pour trouver des sites pour implanter des antennes, des problèmes de fréquences… Nous continuons donc de travailler avec ces opérateurs et voulions rassurer la population que tout est mis en œuvre pour qu’à chacun de ces problèmes, la bonne solution soit trouvée, dans l’intérêt de l’Etat, des opérateurs et des consommateurs. Dans les jours à venir, nous allons publier les derniers résultats des audits faits au niveau de la qualité de service des opérateurs. Nous les avons prévenus que désormais, ces résultats seront rendus publics, de façon à ce que les populations elles-mêmes jugent de la qualité des uns et des autres. Nous espérons par ce biais, globalement. Améliorer la qualité. Dans quelques mois, nous commencerons également à appliquer les sanctions prévues par la nouvelle loi des télécommunications qui permet d’imputer aux opérateurs, des pénalités pouvant représenter jusqu’à 3% de leur chiffre d’affaires.

Les Ivoiriens doivent-ils être optimistes ?

La crise post-électorale que nous avons vécue a retardé les investissements prévus, découragé nombre d’investisseurs, fait perdre beaucoup de temps et d’argent dans la réparation des dégâts et autres dédommagements, mais heureusement, le Chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement travaillent pour rattraper le temps perdu. Bien qu’à cause de cette crise, le Président de la République ait perdu une année du mandat que les Ivoiriens lui ont confié, les promesses faites seront tenues. Les choses sont en train de repartir. Depuis l’année dernière, nous voyons la confiance revenir fortement chez les investisseurs, les bailleurs de fonds, les Ivoiriens eux-mêmes. Nous sommes dans un processus qui peut paraître long pour certains, mais c’est le rythme normal du retour à la santé pour un pays en crise. C’est comme pour un humain tombé malade, il faut une période de convalescence. Il y a lieu d’être confiant. La Côte d’Ivoire, au plan de sa diplomatie, de son rayonnement international…a repris toute sa place. Au plan de l’économie, le pays atteint les meilleurs niveaux qu’il a connus en matière d’investissements. Il n’y a pas de raison que cela ne se poursuive pas. Depuis 2012, le Plan national de développement est mis en œuvre. C’est un exercice de planification extrêmement utile qui n’avait plus cours depuis un certain temps. Un plan d’investissement cohérent est mis en œuvre et concerne toutes les régions de notre pays, ainsi que tous les secteurs d’activité : santé, routes, enseignement, télécommunications, agriculture, etc. ; la longue liste de projets qui seront réalisés pour permettre à notre pays de retrouver son lustre d’antan…

Interview réalisée SYLVAIN NAMOYA
Source: FratMat

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