Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement – Député de Blessegué-Kouto


TIC 20131010_094109(1) - Copie

Publié le 10 octobre 2013 | par admin

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ALLOCUTION DE M.BRUNO NABAGNE KONE MINISTRE DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Association et Organismes Professionnels ou leurs représentants,
Monsieur l’Ambassadeur du Sénégal en France
Distingués et éminents hommes d’affaires,
Honorables invités, Mesdames, Messieurs,
C’est pour moi un grand honneur et un immense privilège d’être reçu ici à la Cité de l’architecture et du patrimoine, dans le cadre du Forum 2013 sur l’investissement et l’innovation dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) en Afrique. Je voudrais particulièrement remercier les organisateurs de cette manifestation, qui nous donnent l’opportunité de prendre la parole pour évoquer des préoccupations essentielles pour le développement du continent Africain ; Car en effet, chacun des termes qui composent le thème de ce Forum, (l’innovation, l’investissement, les TIC), est sans aucun doute au cœur de la croissance et du développement de nos pays.
Dans ce monde en constante évolution, nous, dirigeants publics en particulier, avons l’obligation de mettre à la disposition de nos populations, tous les moyens et toutes les options en mesure d’améliorer leur bien-être.
C’est un fait que l’industrie des télécommunications/Tic affiche l’une des croissances les plus élevées et l’une des expansions les plus rapides dans le monde, au point où ces technologies sont aujourd’hui l’un des ferments de la mondialisation. Le développement des TIC constitue une véritable révolution, qui modifie en profondeur, non seulement le fonctionnement de l’économie mondiale, mais également le mode de vie des populations, au plan politique, au plan économique et social. Aucun pays ne peut plus s’en passer, et mieux, aucun pays ne doit commettre l’erreur d’ignorer ces technologies, véritables catalyseurs du développement de nos pays, et dont les bienfaits ne sont plus à démontrer.
La chose nouvelle ici, est que les TIC sont l’un des rares terrains de compétition où tous les pays du monde partent potentiellement et à bien d’égards, à égalité de chances, parce qu’il s’agit essentiellement d’une compétition de cerveaux, de matière grise, de capacités personnelles. Il est en effet généralement acquis, que les capacités intellectuelles sont l’une des ressources les plus disponibles et les mieux réparties dans le monde. Nous pensons qu’ici, l’Afrique a une place à tenir pour mériter du monde, tout en se donnant les moyens de poser les fondements de son émergence.
Pour nos pays en voie de développement, les TIC sont un formidable outil de lutte contre la pauvreté, parce que les TIC, c’est plus de productivité et de rendement pour les systèmes de production, c’est plus d’efficacité et de proximité pour nos Etats et nos Administrations, c’est plus d’ouverture au monde, donc des marchés sans limite, c’est plus de vitesse dans les transactions, et c’est aussi moins de coûts, etc.
Les TIC sont sans aucun doute une chance pour notre continent, et peuvent, entre autres, fortement contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), une étape importante vers l’émergence souhaitée par tous.
Dans le domaine de l’éducation et de la formation, les TIC permettent un accès direct à des ressources distantes, un accès à moindre frais à une masse importante de connaissances, un accès en temps réel, à tout moment et de partout.
Dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, de l’accès au système de santé pour les populations isolées, les Tics sont d’une efficacité démontrée.
En AFRIQUE, le développement prodigieux de la téléphonie mobile confirme l’intérêt des populations pour ces technologies, et donne aux décideurs un levier sans égal pour mettre en œuvre une politique de développement plus efficace, dans tous les secteurs d’activité.
Il revient aux décideurs de comprendre les enjeux… et de créer l’écosystème qui permet le meilleur développement des TIC dans nos pays.
De notre point de vue, cet écosystème doit se construire, a minima, autour des axes suivants ;
- Un environnement règlementaire qui favorise l’investissement et sécurise les utilisateurs
- une infrastructure robuste et partagée, au plan de la connectivité internationale et au plan national. Cette infrastructure devra être disponible partout, sur le territoire de nos Etats, en particulier dans les zones les plus pauvres, celles qui intéressent le moins les opérateurs de téléphonie. Cette infrastructure nationale devra par ailleurs être calibrée technologiquement (FO, FH, Satellite…) en fonction des besoins et des usages prévus.
- la facilitation de l’accessibilité (exonérations, subventions, sites communautaires…)
- l’encouragement à la production de contenus, en particulier de contenus locaux (Intérêt ou envie). En cela, nos Etats doivent donner l’exemple et s’imposer d’offrir, via les TIC, des services de meilleure qualité, plus proche des populations, et avec moins de ressources dépensées.
- la disponibilité de ressources humaines, en nombre et en qualité.
Mesdames, Messieurs,
L’importance des TIC pour le développement de nos Etats et pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations, commande que nous y investissions le temps, les efforts et les moyens nécessaires. Pour ce qui est des moyens financiers, la contribution des opérateurs en activité à un Fonds du Service Universel, est une des voies les plus efficaces. Et il n’est pas inutile d’ajouter qu’un projet rentable parvient toujours à trouver le financement nécessaire, et que dans le cas des TIC, cette démonstration est vite faite. En investissant dans les TIC, nos états sont assurés d’un retour sur investissements conséquent et sûr. L’UIT démontre par exemple que pour un pays comme la Côte d’Ivoire, 10% de taux de pénétration du haut débit internet génère chaque année, un point supplémentaire de croissance. Le calcul de rentabilité peut dans ce cas être très vite fait…
C’est l’une des raisons pour lesquelles, en Côte d’ivoire, le secteur des TIC fait l’objet d’une attention constante, du Chef du Gouvernement, mais également du Chef de l’Etat, le Président ALLASSANE OUATTARA.
De nombreux chantiers ont été engagés ou réalisés au cours des 2 dernières années, qui participent des fondations pour le développement d’une économie numérique, consubstantielle de l’émergence annoncée de notre Pays.
L’ambition du Président Ivoirien est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020, ce qui n’est à mes yeux réalisable qu’avec une utilisation intelligente et massive des TIC. Les TIC peuvent même être un parfait catalyseur, ou un accélérateur de la mise en œuvre de cette ambition.
Au-delà delà de la Côte d’Ivoire, nous croyons en effet comme vous, que ‘’L’AFRIQUE est sans aucun doute la PROCHAINE DESTINATION DES INNOVATIONS’’. Les raisons pour croire en cela sont nombreuses ;
- Parce qu’elle accuse un retard au plan technologique sur le reste du monde, l’Afrique présente le potentiel le plus élevé sur ce plan. Les opportunités sont nombreuses, parce que sur tous les plans l’Afrique a besoin de l’apport des technologies pour continuer à se développer. Au-delà, l’Afrique ;
- c’est déjà depuis une décennie moins de coups d’états et de conflits armés (nonobstant la forte médiatisation des conflits résiduels au Mali, au Congo, en Somalie…)
- C’est une population jeune et dynamique
- un continent riche de matières premières et 60% des terres arables dans le monde
- c’est une croissance soutenue, de plus de 5% sur les dernières années, et cela va se poursuivre
- c’est un leadership plus moderne, plus efficace, plus ambitieux
Tout est en place pour un avenir radieux pour notre continent, et je voudrais vous amener à croire de nouveau dans ce continent, qui sera celui dont les conditions de vie des populations s’améliorera le plus dans les 10 prochaines années. L’Afrique, PROCHAINE DESTINATION DES INNOVATIONS, nous répondons, sans aucun doute, et nous allons même plus loin, en imaginant également l’Afrique au rendez-vous de l’offre de technologies, notamment dans la production de logiciels, d’applications, de contenus… Cela est d’autant plus possible que nous sommes dans le domaine des TIC et que, nous l’avons dit tantôt, la matière première pour cela est la matière grise, celle de nos cerveaux.
Je suis persuadé que de ce forum, sortiront des recommandations fortes et des propositions dans ce sens…
Je vous remercie.


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